vendredi 12 juin 2009

Olympiques maternels


Me voilà qui cogite et je me demande pourquoi personne n'a encore instauré les "Olympiques pour mamans"...

Ok, ça semble con sur le coup, mais pourquoi pas? Sans avoir le budget de Beiging ou de Vancouver, ça pourrait avoir lieu.

De nombreuses catégories pourraient être ainsi présentées. En prime, les athlètes seraient apte à compétionner sur plusieurs tableaux.

On pourrait ainsi les voir à l'oeuvre dans par exemple:

Le sprint multi-tâches. Préparer un biberon de lait en poudre en tenant bébé dans un bras, sans rien n'échapper et en dedans d'un délais de 40 secondes... même 30. Faire le souper en aidant aux devoirs, répondant à la porte, nourrissant le chat, blayant... Tu vois le genre. Changer une couche sur un enfant d'un an tout grouillant en parlant à un employé du gouvernement ou autres personne"sérieuse" au téléphone.

La course à obstacles. Ou comment attraper bébé qui tente de bouffer aux choix: les batteries de la télécommandes, une bouteille de Lysol ( ou autres produits toxiques). Ou qui a réussi à ouvrir la porte patio et se dirige avec détermination vers les escaliers, tête première évidemment. Les exemples sont aussi nombreux que le nombre de bébés qui participeraient aussi aux épreuves. Le tout en contournant ou en sautant par dessus 58 jouets "oubliés" sur le sol. Pénalité lorsque la mère ( non l'athlète!) se rentrerait quelques-uns de ses instruments de torture ( euh jouets!) dans le pied. Idem pour les orteils fracassés contre les chaises, tables et comptoirs.

La lutte maman-bébé. Tenir les bras et/ou les jambes et/ou la nuque d'un bébé pendant l'oscultation chez le médecin, le vaccin etc. Bouchons pour les oreilles prohibés.

Le magasinage intensif. Ou comment trouver des chaussures pour bébé ( ou autre items pré-établis et urgents) en un temps record. Évidemment, les chaussures doivent être de la vraie bonne taille, être d'un prix abordable et jolies. Bien sûr, pour gagner cette course, il faut se souvenir au passage qu'il manque de pain, de crayons à mines, d'argent comptant pour la sortie scolaire du lendemain, de chasse-moustiques, de timbres, de pesto et qu'il faut rendre les livres à la biblothèque. La championne ultime saura conserver une coiffure "intacte", aura même 10 minutes pour se choisir un rouge à lèvres. Évidemment, elle n'aura rien oublié, saura porter bébé et commissions avec brio sans échapper de sacs ( ou de bébé!)

Le volet poussette, remorques de vélos et trucs du genre. Déplier une poussette après l'avoir sortie d'un coffre de voiture ou descendue d'un troisième étage, attacher de façon sécuritaire un enfant disons... récalcitrant. Ou installer un ou deux bébés dans une remorque à vélo, sans que les casques "revolent" partout. Bien sûr, la poussette ou la remorque devra être pourvu d'un sac à couches ( et pas juste à couches hein!) conforme aux normes de la mères prévoyante et responsable.

Le transport en commun à l'heure de pointe. Que se soit avec une poussette, un porte-bébé, les bras, prendre bus et métro dans la marrée humaine et veiller à ce que tout les protagonistes dont l'athlète est responsable arrive à bon port en un morceau. ( Évidemment, sans en perdre un en cour de trajet!)

Les poids et bébé-haltères. Que se soit dans la catégorie poids plume ( genre 0-15 livres), poids moyen ( 15-20 livres)... Enfin... tu vois le genre... La bonne athlète aura des biceps en béton ( sans tandinite ou problèmes carpiens), un dos qui résite à toutes les contorsions et des genoux forts et flexibles.

Le lancer du bébé. La bonne lançeuse saura anticiper à la seconde près l'arrivée du géniteur du bébé et l'attendre à la porte avec un air détendu mais déterminé afin de lui "garocher" le petit paquet en un temps record. Bonus aux athlètes dont le père conservera un sourire et ne rendra pas le bébé après une minute. Double bonus si le petit paquet a une couche puante à changer.

Le bain synchronisé. L'athlète devra parvenir à d'abord extirper bébé d'une chaise haute gluante et d'amener bébé dans la salle de bain sans laisser tomber de spaghettis collants en route. Le bain sera d'une température idéale. Serviette, débarbouillettes, savons et shampoings seront à porté de main et le pyjama sera en position d'attente sur la table à langer. Bonus aux athlètes qui sortiront un bébé souriant et sans coins de bouche sales, cire d'oreille inscrustée. Le rinçage des cheveux shampouinés est d'une importance capitale. Les bouchons d'oreilles ne sont pas non plus permis ici. Attention, sport à haut risque de glisser sur la céramique mouillée advenant le cas où le bébé "utilisé" est un "éclabousseur".

La sortie en cas de crise. À la fois un sprint ( quitter rapidement le lieu publique où se contortionne et s'époumonne le chérubin dont on a a charge) et une épreuve d'endurance (une lutte maman-bébé de plus haut calibre + le refus de plier au petit dictateur). La médaillée d'or devra aussi avoir ignoré les regards réprobateurs et les conseils-reproches des p'tites vieilles fatiguantes qui se repaissent du spectacle.

Le penchage-ramassage. Épreuve d'endurance, physique et mentale. Pour la remporter, il suffit d'être celle qui saura pendant le plus longtemps, ramasser cuillers, peluches, chapeaux, chaussettes, chaussures, biberons etc, lancés par bébé du haut de sa chaise-haute ou d'ailleurs, les rendre au "lanceur" . Dans l'idéal, le lanceur lâchera prise avant... Mais c'est une utopie!

Il y a bien plus de disciplines à lesquelles les mères-athlètes pourraient s'inscrire...

La jonglerie des horaires
La montée et les descente rapide des escaliers ( les proprios de cottages ont ici une avance sur celles qui vivent dans un bungalow).
Le triage des vêtements trop petits et la prévisions des tailles nécessaires pour les futures saisons.
La manipulation ( pour faire absorber un aliment honni, pour changer les idées en cas de bobos, peines ou de simple "bocage enfantin".
La course à la garderie ( ici, tous les coups sont permis).
La recherche de cliniques ouvertes quand bébé est malade. ( ce qui veut dire les week end compris!)
La négociation des disputes au sein de la fratrie... ou avec le voisinage.
Le "criage" du JUNIOR VIENS SOUPEEEEEEEER!
Le record de vitesse pour acheter toute une liste scolaire.
Le ramassage intensif de vomi .
Le mouchage de morve perpétuelle.
Le dépistage de coin de bouche mal lavé, de dents pas lavées du tout.
Le "dépognage" de noeud dans les cheveux.

et bien bien plus encore!

Note #1: Tu me diras que certaines disciplines susmentionnées ne sont pas très sportives... Je te répondrai de regarder la liste de tous les sports olympiques... Tu auras des surprises...

Note #2: Contrairement aux jeux olympiques "classiques", ceux de la maternité n'imposeront aucun test anti-dopage. Caféine, alcool, oméga-3, Dristan... tout est permis!

Note #3: Cependant, en aucun moment, les athlètes n'auront droit à des relations sexuelles. Une haute surveillance sera mise en place à cet effet. Ben quoi, des J.O, ça dure genre 10 jours, 14? Une mère athlète connait l'abstinence pour plus que ça parfois :P

Note #4: Le concept d'olympiques maternels est sexiste, j'en conviens. Et je l'assume!

jeudi 11 juin 2009

Une fille d'extérieur



Il est de plus en plus clair que tu as besoin de prendre l'air et de découvrir ma chérie.
S'agit de te voir frapper dans la porte patio et exiger de sortir de plus en plus souvent, de plus en plus longtemps:)
Ne serait-ce que sur le balcon, pour fouiller dans les plans de tomates de ton Frérot ( qu'il faudra vite mettre dans le jardin!)

mardi 9 juin 2009

Avoir une famille "différente"


Au quotidien, j'oublie souvent que notre famille sort beaucoup des sentiers battus. Quand je vous regarde, les quatre enfants ensemble, je vois un frère et ses soeurs, c'est tout.
Je me souviens, enceinte de Miss Loulou, avoir prévenu Soeur Aînée et Frérot que des gens leur dirait fort probablement que le bébé était leur demie-soeur. Je me souviens de la rage de Soeur Aînée qui s'était écrié que c'était sa soeur, pas une "moitié de soeur".

N'empêche, nous avions l'étiquette "famille recomposée". Drôle de terme au passage non? Ai-je déjà eu une famille DÉcomposée? Ça sonne putréfaction...

Toutefois, ça "passait" encore. J'étais jeune quand j"ai eu les deux aînés, donc certains y ont vu "une erreur de jeunesse". Moi je te dis que la naissance d'un enfant ne sera jamais pour moi une erreur... Mais bon, deux papas, ça pouvait passer, même si plusieurs ne comprenaient pas que je tombe enceinte d'un autre.

Quand le papa de Miss Loulou, pour des raisons qui lui appartiennent et étaient hors de mon contrôle, a décidé de partir, le jour de ses cinq mois, ceux et celles qui jugeaient ont probablement dit "Je le savais". Ils savaient quoi au fait? Qu'à 24 ans, j'avais quitté un homme, le père de mes deux enfants, pour ne pas demeurer co-loc avec lui jusqu'à mes 45 ans et m'embourber dans une vie qui m'aurait laissée amère et qui selon moi, n'aurait pas plus servie à mes enfants? Qu'à 30 ans, j'avais "fait confiance" ( le terme n'est pas bon, mais je n'en trouve pas d'autres) à un autre qui désirait lui aussi avoir des enfants en plus de s'occuper des miens? Et qu'en cour de route, il avait choisi une autre option, qui s'est avérée meilleure pour lui comme pour moi? Savaient-ils, ces gens-là, à quel point je me préoccupe depuis toujours de l'avenir de mes petits et que je n'ai pas commencé ma vie de mère avec l'intention bien définie de "procréer ici et là?". Savaient-ils que mes enfants, ils ne sont pas des accidents? Qu'ils ont étés désirés et aimés dès le départ et ce, même si j'avoue, Frérot a été une surprise ( euh demi surprise. Quand on prend des risques, même une seule fois...)

Passons.

Tout ça pour t'expliquer que si j'étais déjà jugée enceinte de Miss Loulou, imagine pour toi. Imagine même seulement quand ton père est arrivé dans ma vie. Même si peu de gens le verbalisaient, c'était clair. Soit on pensait que j'allais me faire "niaiser", soit on se disait que j'avais "attrapé un bon poisson", gentil avec un bon job, à qui je pourrais extirper beaucoup. Quand je suis tombée enceinte de toi, combien se sont dit que soit c'était une façon de mieux ameçonner le dit poisson, soit un désir de faire plaisir à ton père en faisant un bébé que je ne désirais pas?

Ma façon habituelle de me protéger de ça, de vous protéger surtout, c'est de clairement brosser un tableau de notre situation familiale aux nouveaux gens dans notre vie. Je sens que je lève le menton, par défi et je me dis que s'ils ne sont pas contents, ils n'auront qu'à passer leur chemin. Je me dis aussi que la famille "traditionnelle" n'est pas si traditionnelle que ça... Il n'y a pas si longtemps, les veufs ou les veuves ( surtout les veufs et rapidement) se remariaient et refaisaient des bébés.

Le reste du temps, je n'y pense pas vraiment, à notre "particularité familiale".

Sauf quand vient le temps des impôts, un rendez-vous chez le docteur avec deux ou trois d'entre vous, une inscription à je ne sais quoi. C'est certain que ce n'est pas habituel une famille de six qui comprend quatre noms de famille ;)

Ou alors, quand j'entends ou que je lis des commentaires sur "ces connes qui couchent à droite et à gauche et font plein de petits". Moi, je m'en fou qu'on puisse penser ça de moi. J'ai par contre parfois la crainte des cours d'école, des jeux dans la rue pour vous... Jusqu'à maintenant, ça ne semble pas avoir été le cas. Ou alors, ta fratrie s'est tue, pour ne pas me peiner.

À certains moments, je m'inquiète aussi pour ton père. Mais je me raisonne. Il est adulte, il a fait ses choix en toute connaissance de cause et il semble bien assumer son statut de "poisson" :P

Voilà. Je t'ai dressé un peu le portrait de notre situation. Je sais bien que dans l'idéal, il y a un papa et une maman qui s'aiment beaucoup et font ensuite beaucoup d'enfants pour être heureux jusqu'à la fin des temps. C'est certain que je l'aurais souhaité pour ton frère et tes soeurs... Ici, y'a une mère qui n'aimait pas assez le premier papa, qui aimait beaucoup le second papa et qui a découvert que le vrai amour existait avec le troisième ( et dernier!) papa. Une maman qui a toujours aimé ses enfants.

Une maman qui se dit que, si elle avait écouté les jugements du monde, il n'y aurait pas sur Terre actuellement une Miss Loulou et une Maélie Jolie.

Une femme aussi, qui n'aurait pas connu le grand amour.

Alors finalement, tant pi pour les préjugés. Et si un jour, quelqu'un vient te faire ch... avec ça, je t'en prie, viens m'en parler...

lundi 8 juin 2009

De A à.. B seulement


Comme j'ai moins de temps pour écrire que j'ai d'idées de sujets.
Comme je ne sais plus lequel privilégier quand j'ai cinq minutes au clavier.
Comme j'ai tout de même besoin d'écrire plus régulièrement...

Je décide de commencer par le début, de façon intemporelle.

Je commence par la lettre A, en espérant me rendre à Z dans un avenir rapproché.

Pour aujourd'hui, je verrai jusqu'o
ù je me rendrai.

Je sais déjà que je n'aborderai pas tous les sujets qui me trottent dans la tête, mais tu en sauras plus ainsi que si je laisse le temps filer sans y imprimer impressions ou souvenirs...

Donc commençons!

A pour...

Affection
Pour moi, l'affection - tout comme l'attention à bien y penser- c'est un peu comme les bonbons... Why? Quand tu en es privé(e) ( parce que tu n'as pas d'argent, parce qu'on décrète que c'est mieux pour toi etc), tu peux développer un manque et te lancer dans des abus. Le jour o
ù tu peux aller au dépanneur t'acheter un sac de papier brun plein de friandises ( euh oublie ça, on ne fait plus ça de nos jours, mais tu comprends le principe!), tu risques de te gaver en un temps record. Pour faire "le plein" ou pour prendre "ta revanche" . Et tu risques d'avoir bien mal au coeur aussi... C'est temps-ci, quand je regarde Frérot, il m'arrive d'avoir cette image de bonbons en tête. Moi et ton père tentons de lui donner affection et attention. Mais on dirait qu'il en faudrait toujours plus... Pour qu'il se fasse des réserves, comme s'il craignait d'en manquer. Il lui faudrait ça en perfusion je pense même... Je ne lui en veux pas tu sais... C'est juste qu'il y a des manques que je ne parviendrai pas à combler. Je ne suis pas son père, vois-tu... Je ne peux pas le remplacer... Même si Frérot m'a demandé de prendre mon nom. Même s'il m'a aussi demandé si ton père voudrait l'adopter... Mais je ne veux pas te brosser un tableau négatif de l'affection tu sais... C'est tellement beau, l'affection, quand c'est sincère, généreux, régulier, gratuit... C'est un besoin que tous les êtres vivants partagent. Toi, petite princesse qui colle ta joue contre la mienne, encerclant mon cou de toutes tes forces. Moi, qui reprend beaucoup de mes énergies quand ton papa me prend dans ses bras. Ta fratrie, qui même lorsqu'elle joue l'indépendance, a besoin de contacts physiques ou de petits surnoms uniques à chacun. Même les chatons que notre chatte a eu dernièrement le démontrent... C'est si beau de les voir se blottir les uns contre les autres... Quand un bébé vient au monde, outre sa sécurité physique, il faudrait toujours que l'affection soit déposée dans son berceau...

A pour Avion...
Juste une parenthèse pour te dire que ta mère qui, jadis, craignait d'avoir une peur bleue en prenant l'avion puisque claustrophobe sur les bords, rêve maintenant de le prendre régulièrement. Et pour te dire que même si je te saurai en sécurité quand tu le prendras avec papa, ça va me manquer vraiment, de ne pas assister à ton premier décollage... Mais on se reprendra! On ira toute la famille, toucher aux nuages...

B pour Beauté
Tu sais, la beauté physique c'est une question de perceptions, de moeurs, de cultures, de tendances etc. On blâme beaucoup les magazines, la télé, la publicité, les designers et autres pour la pression que subissent les gens qui n'entrent pas dans les standars de beauté du lieu et de l'époque. Or, une majorité de gens n'entrent pas dans ce moule. Donc, ne serait-ce pas parfois "facile" d'accuser les autres quand on ne se sent pas beau? Pourtant, il y a partout des exemples de femmes et d'hommes "différents" qui affichent une confiance, un charisme, une élégance... une beauté! Quand je me tape dessus à cause de mon surpoids actuel, je pense à ces gens et je me dis "arrête donc de te chercher des défaites pour ne pas socialiser! T'as pris des kilos, tu vas les reperdre ok. Mais t'as pas fondu du cerveau et du coeur à ce que je sache?" (Enfin je l'espère!) Tu sais dans le fond, les kilos, je les perdrai. Mais je ne veux pas les perdre pour ceux qui s'arrêtent à mes proportions. Je les perdrai pour moi. Ceux qui se basent sur de tels critères pour juger les gens, je n'en ai pas besoin dans ma vie, alors pourquoi penser à eux finalement? J'admire les gens qui sont bien dans leur peau. Kilos en plus ou non, rides ou pas, jambe en moins etc. Pour moi, la vraie beauté est là. Et s'aimer soi-même, s'assumer, ça ne s'achète pas chez Prada. Ok ok, je ne nierai pas que ça donne un petit coup de pouce, mais si l'estime personnelle n'est pas réellement là... Donc bref ma chérie, je souhaite vous aider, toi et ta fratrie, à vous aimer tout plein tout plein. À vous trouver beaux. Car vous l'êtes. Pour ce faire, je tente de lancer un messages sain à Frérot et Miss Loulou en ce moment, qui me voient reprendre l'exercice, tenter de manger plus sainement. Je tente de dégager du plaisir dans tout ça. Et je tente de collectionner ces journées qui se raréfiaient pour moi depuis un bout. Celles o
ù je me sens pas mal cute finalement ;) Où je suis surtout, fière de moi. Et ce n'est tellement pas proportionnel au nombre de DVD ou de magazines pleins de pitounes que je peux voir! Le secret de la beauté, il est en nous ma puce. Note pour papa: Ce qui n'empêche ABSOLUMENT PAS de devoir s'acheter quelques petites choses pour réfléter notre "beauté intérieure" ;)

B pour Bazooka
Juste parce qu'en ce moment, j'aurais envie d'une Bazooka Joe ( pour lire la BD évidemment :P)

Ouf! Juste 2 lettres! Mais je dois filer!

A+! Bonne journée!









vendredi 29 mai 2009

Responsabilité parentale


Je peux me tromper, mais je crois que présentement, il y a des compagnies d'assurance qui doivent se frotter les mains... Vois-tu, on apprend que Québec poursuit les parents de deux "ex ados" qui ont commis un méfait grave il y a huit ans. Soit un incendie criminel dans une école.

Je n'approuve pas l'incendie et je ne connais pas le dossier à fond. Je ne dis pas non plus que les parents n'ont eu aucune influence sur l'attitude de leurs jeunes. Parce que tout parent a de l'influence sur ses enfants. Mais ce qui se prépare, c'est un procès sur ce qu'est être un bon parent, en quelque sorte. Les avocats de la poursuite vont fouiller le passé des parents et sûrement brasser ben de la m.... Il y a quand même 16 621 638 $ en jeu...

Comme je te dis, je ne connais pas le dossier, ni les jeunes, ni les parents. Pour ma part, je fais de mon mieux avec mes enfants, mais je ne pourrais jurer hors de tout doute que l'un d'entre vous ne commettra jamais de méfait. C'est certain que je ne le souhaite pas. Mais comment savoir? Qui dit que ça ne pourrait pas être moi qui se retrouverais pas un jour à haut risque de faire faillite pour payer les frais de "la mauvaise éducation" que je vous aurai donnée? Car c'est quoi être un bon parent? Existe-t-il une recette qui annihile les risques qu'un enfant, un ado, brise un truc, blesse quelqu'un, dérange la paix publique etc?

Parmi un des parents poursuivis, il y a une mère monoparentale de quatre enfants qui culumulait 2 emplois. Va-t-on dire que c'est parce qu'elle travaillait trop que son enfant s'est saoulé et à foutu le feu? Si elle avait été sur le B.S, aurait-on dit que c'était la détresse économique "provoquée" par elle qui en a été la cause?

Et si les jeunes avaient commis leurs crimes à 18 ans au lieu de 16?

Mais pourquoi je parlais de compagnies d'assurance? Ben parce qu'il y a un parent qui a une assurance responsabilité de 3 millions. Les autres, niet. Or, même en vendant une maison, une auto et je ne sais queles trucs, dur de pogner un million... Donc, selon moi, comme parent on va se faire dire avec plus d'insistance de contracter des assurances... Déjà cette semaine, la direction de l'école de Miss Loulou nous le suggérait fortement...

Pendant ce temps, en Russie, une enfant de cinq ans a été "élevée par des chiens".
Elle jappe, elle lape sa nourriture... Son père aura une amende, sa mère ( qui ne vit pas avec elle, belle excuse), un avertissement.

Aux États-Unis, une fillette de trois ans a tué son frère de deux ans par accident... Un révolver chargé sous le lit des parents... L'enfant veut tester le jouet et bang! Ce qu'en a dit je ne sait plus qui d'une autorité policière de l'endroit? "C'est dommage, les armes à feu devraient toujours être rangées dans un endroit sécuritaire". Est-ce que l'affaire sera classée comme accident bête ou est-ce qu'il y aura un questionnement sur la nécessité de posséder un semi automatique?

En tout cas... Je pense que le débat sur la responsabilité parentale risque de devenir la saveur du mois... Surtout si rien ne vient occuper l'espace média. Mais je ne veux en rien minimiser l'acte commis par les ados tu sais... J'ai juste une vision un peu Apocalyptique des sermons qui seront serinés un peu partout aux parents... Je pense qu'on n'osera même plus envoyer un ado au dépanneur tout seul...


Une chose en terminant... Ah non laisse tomber... J'allais te"menacer" sous un ton semi humoristique des conséquences que je te donnerais si tu commettais un jour un méfait. Mais comment être certaine de ce que je ferais?

Je ferais mon possible, je pense...





mardi 26 mai 2009

Attendre bébé... ou confier cette "tâche" à d'autres?


Il y a quelques temps, je suis tombée sur un court article qui traitait d'un nouveau service pour futures mamans occupées... et en moyens.

La planificatrice de naissance!

De cossé?

Ben oui! De nos jours, les gens sont occupés. Certains font appels à des organisateurs pour leur mariage, à des entraîneurs privés, des assistants en tous genres. Maintenant la tendance serait de charger quelqu'un de préparer la venue de bébé...

Ça va du magasinage de la poussette à la décoration de la chambre, en passant par la recherche de garderies, l'organisation du shower et la planification du retour au travail de maman...

Je serais d'accord pour être riche. Mais si je l'étais, je ne pense pas que je ferais appel à ce genre de services... Suis-je trop bouchée? Réfractaire à "l'évolution"?

Sais pas...

Ce que je sais par contre, c'est que même si ça peut être épuisant, c'était important pour moi de m'occuper de ce genre de choses moi-même et avec ton père. Ok, parcourir le IKEA en long et en large pour trouver tes meubles, ce fut sportif. Peindre une chambre, ce n'est pas non plus mon dada. Partir à la chasse d'une garderie, y'a plus excitant comme passe-temps. Mais c'est notre job de parent il me semble... Ok, si j'avais été riche, j'aurais acheté poussette, vêtements et autres trucs en ne regardant pas le prix... Mais je n'aurais pas pour autant confié ces "tâches" à une étrangère. Songer à mon boulot? Tous les parents ont des choix à faire à ce niveau. Je n'aurais pas demandé à une assistante de gérer ça pour moi... Tant qu'à y être, pourquoi ne pas lui dire de booker du temps de qualité avec toi dans mon agenda et de me trouver des cases horaire pour gérer ma culpabilité éventuelle? Poussons encore la réflexion... Pourquoi ne pas demander à l'assistante de choisir la date idéale d'accouchement et se réserver une chambre pour être provoquée?

Ok, je suis peut-être de mauvaise foi et j'exagère. Mais je suis pratiquement sure que certaines personnes auraient tendance à faire ça...

Or, de quoi a vraiment besoin un petit bébé? De la chambre la plus "in" en ville? D'un hochet en or? De cours prénataux avant-gardistes? De pyjamas tendances? Je suis peut-être dans le champs, mais je serais portée à croire que l'amour prime. Et l'amour pour moi, il s'exprime entre autre par tout ce temps passé à choisir une couleur de mur pour la chambre, un prénom, une peluche tout douce... Par les débats entre maman et papa sur ce qui serait le plus chouette. Par la présence, le temps. Le temps passé à jouer, mais aussi à moucher un petit nez qui coule comme un érable au printemps ou à bercer un poupon qui s'époumonne la nuit. Il passe par la fatigue du samedi passé au centre d'achat, par la préparation de la valise, les attentes chez le médecin... Je ne sais pas pour les autres, mais moi je ne me sentirais pas à l'aise de confier presque tout à une autre... Presque tout, sauf l'accouchement... Parce que si je confiais tout à une autre, je pourrais presque faire abstraction de mon bébé non? Trop occupée pour sentir le petit coup dans le ventre, trop pressée pour parler à mon bedon... Est-ce qu'un bébé se sent désiré si maman ne s'implique pas? Et la suite, c'est quoi? Une nounou pour faire le chiffre de nuit, un chauffeur pour les rendez-vous médicaux, une assitante pour les rencontres scolaires?

Décidément, je veux être riche, mais pas pour ce genre de choses...

Bien sur, je sais, toutes les mères qui font appels à des services comme chez The Baby Consultant, Itsabelly ou BabyReady ne délaissent pas leur rôle de mamans. Je ne vois pas le mal à recevoir du support. Si j'avais pu me payer un service de traiteur pour que la famille mange sans efforts après ta naissance, je l'aurais sûrement fait. Mais pour moi, il y a une limite. Sinon, pourquoi mettre un enfant au monde?

Et je me demande aussi... Quand on embauche des gens pour que "tout soit parfait"... Ne risque-t-on pas d'oublier des choses importantes? Comme l'instinct, le lâcher-prise, le moment présent, l'apprentissage ( le nôtre, pas celui de bébé) etc?

T'en penses quoi toi ma chérie? Aurais-tu préféré naître dans ce genre d'environnement? Fort à parier que tout serait mieux rangé, mieux décoré et que nos horaires seraient bien rodés... Mais moi, je m'amuserais moins. Et toi?

En tout cas, je ne me sentirais pas si riche... Car ma vraie richesse, c'est notre vie tous ensemble. Avec ses hauts et des bas. Dans ce gros bordel qui encombre encore certaines des pièces de la maison et le casse-tête de la planification familiale.

mercredi 20 mai 2009

Un an ma chérie!


Il y a un an, à cette heure, tu étais encore dans mon ventre...
Cet accouchement qui risquait d'être rapide, fut en fait le plus long de ma "carrière" :)
C'est à 23:29 que tu auras officiellement un an.

Je manque de temps pour te faire un long résumé de cette année passée ensemble... Tu es encore malade, même si tu vas mieux et pendant tes siestes, je dois travailler, ranger et parfois, je me donne le droit de manger ;) Car en ce moment, lorsque tu es éveillée, tu demandes un peu ( beaucoup!) plus maman. Et c'est correct tu sais...

Dire que l'été dernier, je me demandais si tu m'aimerais ou si je ne servais "que" de biberon :) ( Petit blues post partum?). Une chose est certaine. Tu as su me rassurer à ce niveau! J'ai droit à une dose impressionnante de câlins, de bisous, de petite tapes dans le dos et de "Te t'aime" murmurés à mon oreille. Pour t'endormir, c'est encore moi que tu réclames, même si tu commences à t'assoupir dans les bras de papa... si tu ne me vois pas dans les parages!

Ta première année a passé pour moi à la vitesse de l'éclair. Par expérience, je savais que ce serait le cas, mais ça m'a encore surprise... Du poupon qui regardait le monde à partir de nos bras, tu es passée à une Formule 1 version 4 pattes motrices qui explore chaque recoin de la maison et du gazon. Du petit bébé qui pleurait presque en sourdine, tu es devenue une Jean-Luc Mongrain en puissance qui revendique ses droits et exprime son indignation avec force et aplomb. Et lorsque tu es vraiment fâchée, tu as les mimiques et les cris primaux d'un lutteur de la WWF! Sans compter que tes douces caresses à mon endroits ont depuis peu tendance à devenir des séances de sadisme... Tu me pinces, tu me griffes, tume tapes et tu me mords... Et tu as le culot de rire aux éclats devant mes protestations et semonces!

Ça prendrait du temps, tout te raconter. Décrire tous ces instants fugaces mais touchants qui s'impriment quotidiennement dans mon coeur. Ma mémoire en oubliera certains ( déjà, il y a des trucs que je ne saurais noter dans ton livre de bébé que je néglige de remplir quand il le faut), en conservera d'autres à jamais. Mais le coeur lui, conserve tout.

Bon me revoilà, après un arrêt pour remplir le lave-vaisselle, te donner une collation et faire à déjeuner à Miss Loulou lève-tard ( et malade). T'as rien vu de mon absence hein? Normal, j'étais avec toi :P

Cette interruption est la preuve de ce que j'avançais. Pas le temps de tout raconter. Ce serait mission impossible de toutes façons...

Je te laisse en disant que je suis fasinée par tout ce que tu apprends chaque jour. Si l'humain conservait ce rythme d'apprentissage toute sa vie, je pense que le cerveau et le corps ne suivraient pas!

Une liste rapide et non complète de tes premiers mots ( outre papa et maman):
- Bébé ( pour tes poupées)
- Chat ( en poitant la chambre de ta soeur pour voir la portée de chatons qui s'y trouve)
- Tiens! ( quand tu nous tends un truc)
- Caca ( tu as ainsi demandé à ton père de te changer, en lui tendant une couche)
- Te t'aime ( le je t'aime dont je t'ai parlé)
- Ça ( quand tu pointes une chose que tu veux)
- Donne! ( ça dit ce que ça a à dire)
- Pied ( ben quand tu parles de tes pieds)
- Main ( ben oui, quand tu parles de tes mains)
- Lapin ( dans un livre, tu pointe le chat et le lapin. Tu as une peluche que tu nommes Bébé Lapin)

Et j'en oublie sûrement. Tant pi pour le livre de bébé!

Au passage, j'ai encore quitté l'ordi parce que tu avais tiré sur la nappe et foutu une bouteille de jus par terre!)

Bref, tu grandis vite et on dirait que tu veux grandir encore plus vite! Tu veux suivre ta fratrie et leurs amis. Tu veux boire dans les verres des grands ( surtout de papa). Tu prends le contrôle des appareils électroniques... fermer cent fois le satellite, sortir une cassette du vidéo, pitonner sur le DVD, t'approprier la télécommande, la souris, la caméra, le micro, les manette de PS3, les téléphones. Jouer dans le lave-vaisselle, éteindre et allumer les lumières ( tu voues un culte aux thermostats et aux lampes). Tu veux dessiner aussi. En fait, je pense que si tu approchais une scie à chaïnes, tu voudrais couper des bûches et te bâtir un cabanon...

Et non, tu ne marches pas. J'avoue que j'en ai un peu marre de me le faire demander. C'est un peu con que ça me tape sur les nerfs, mais c'est ça. Tu grimpes, tu avances en te tenant, tu tiens debout seule quelques secondes. Mais depuis que tu as 11 mois, ça fatigue ben du monde on dirait... Marcher... Tu vas le faire toute ta vie. En quoi ça dérange que tu regardes les choses sous un autre angle encore un peu? En plus, ça fait un mois que tu as mal aux oreilles. Sale temps pour l'équilibre. Et tu as plein de dents. Qui a envie d'apprendre à marcher quand les gencives se font ainsi aller? Moi ça ne m'inquiète pas. Soeur Aînée et Frérot ont marché "tard" et Miss Loulou, très tôt. En bout de ligne, vous serez tous des ados rechignant à l'idée d'aller au dépanneur à pieds!

Dimanche, on t'a fêtée un peu. Soeur Aînée étant là, elle a tenu à te faire ton gâteau. La recette de ta grand-mère a fait fureur et a convaincu Miss Loulou d'abandonner les gâteaux chimiques, jolis mais immangeables pour son prochain anniversaire. Ta fratrie l'a "décoré". Tu t'es régalé. Comme cadeau, nous avons décidé de te fabriquer un carré de sable avec nos reste de bois. Papa l'a terminé... Il manque le sable ( j'ai calculé que l'acheter en sable chez Home Dépôt revenait pas mal plus cher que... de nous faire livrer un 10 tonnes comme l'an passé pour la psicine....). Afin que tu puisses déballer des trucs, on a ajouté une ferme et un avion Fisher Price ( tu aimes beaucoup les personnages, jouer à faire semblant...). À ce sujet, coup de gueule à Fisher Price, qui a ajouté des piles à presque tous ces jouets... Deux camions à 2$ pour le sable et un arrosoir on complété le tout. Quelques ballons, les fameux chapeaux en carton et les flûtes et surtout, ta famille autour de toi qui te donnait toute l'attention. Tu étais tellement fatiguée que tu t'es endormie avant de goûter à ta lasagne... Mais tu t'es réveillée pour le gâteau ;)

Je vais redescendre te rejoindre. Tu es avec Frérot ( qui a encore raté l'école... otite lui aussi) et Miss Loulou. Ils prennent bien soin de toi, ton frère et tes soeurs... Même épuisée par ce mois de mai qui n'en fini pas, j'ai une belle chaleur au coeur de vous voir ainsi. Et dans le fond...je suis moins fatiguée qu'il y a un an ;)

Bon anniversaire Maélie Jolie. Je sens que cette deuxième année qui s'entame passera encore plus vite que celle qui vient de se terminer. Je t'aime de tout mon coeur et je suis contente que tu sois dans ma vie. Même quand tu me tortures le sourire aux lèvres ;)