mardi 17 novembre 2009

Six candles


J'ai mille billets en brouillon, jamais le temps de les terminer. Je songe d'ailleurs à lancer le concept des billets sans queue, ni tête, ni fin...

Mais je prends un peu de temps ce soir pour m'adresser à ta Soeurette. ( Je crois que c'est désormais ainsi que je nommerai la "#3 " de la famille ici. Par souci de discrétion... De là la photo de dos. De toutes façons, les photos prises lors de la "fausse fête" de samedi montre presque toujours ta soeur et ses invités de dos. Ils étaient tellement nombreux qu'ils accouraient tous en tapon et ton père ne voyait que leurs dos.

Alors bref, un petit mot à Soeurette!

Six ans... Il y a six ans, à cette heure, je songeais à tous les moyens pour que tu daignes te montrer la binette ma chérie. Ma dpa était le 17, ma doc était certaine que j'accoucherais avant ça. Elle partait en vacances le 15, je lui avais dit qu'on ne se verrait donc pas. Elle en doutait. J'avais raison.

Avec le recul, je me demande pourquoi j'étais si pressée. Peut-être parce que j'avais souvenir de Soeur Aînée, qui même neuf jours en retard avait demandé un accouchement par induction? Je n'avais pas envie de me taper encore des jours d'attente pour que ça se termine encore en induction (même pour ton frère en avance, ça avait été le cas...). Et il y avait bien sur les contractions... depuis longtemps. Et l'envie de vérifier si mon instinct était bon; le bébé cachottier de l'échographie était-il une ELLE? Ou faudrait-il qu'on s'entende enfin ton père et moi sur un prénom masculin?

Je me souviens de l'huile de ricin ( triple yeurk!). Du "strapping" que le doc remplaçant m'avait fait le matin ( mais je ne me souviens pas si c'est le mot exacte et je ne sais pas comment l'écrire!). Me souviens aussi d'avoir "obligé" ton père à des "rapprochements", commandant même un film pour adulte pour l'inspirer ( en fait NOUS inspirer!).

Je me souviens avoir bien dormi, m'être levée vers 6:00 pour envoyer Frérot et Soeur Aînée à l'école. Ton père était parti travailler. Et puis, alors que j'allais chercher je ne sais plus quoi à la salle de bain, une contraction plus forte m'a fait m'assoir sur le bord de la baignoire. Et puis SPLOUSH! les chuttes Niagara. La première fois que mes eaux crevaient à la maison, yé!

Téléphone au travail de ton père. Il venait d'arriver. Il a du repuncher vite ;) Ton frère et ta soeur demandent à assister à ta venue, donc téléphone à une amie qui les prend une partie de la journée.

Donc l'hôpital, la jaquette bleue, l'induction. Du déjà vu pour moi. Mais du différent puisque c'était TOI que nous attendions. Je mangeais des muffins aux bananes en cachette, essuyant fort peu discrètement les miettes sur mon bedon quand l'infirmière entrait. Les doses de Pitossin étaient fortes, mais ça aussi je connaissais bien. Endure endure puis fini par être du même avis que l'infirmière: ÉPIDURALE! Une de mes grandes grandes peurs! Là c'était une première pour moi! Pendant qu'on attendait l'anesthésiste, ton parrain débarque avec sa caméra... Imagine le tableau... En plus du personnel de l'hôpital, ton frère, ta soeur, ma copine, ton père, le parrain! Sans compter que ma chambre était pratiquement encore en rénovation, qu'elle était minuscule et que même le docteur ne savait pas comment lever mon lit avec la super "télécommande", Moi qui fais un gros câlin à ton parrain, la jaquette toute ouverte mais je-m'en-fout-j'ai-maaaaaal.

Puis tout le monde sort, sauf ton père et l'anesthésite arrive. Un vrai personnage de film le mec... On me postitionne, on m'ordonne de ne pas bouger. Je sers - non je broie!- les mains de ton père en le fixant dans les yeux. Je suis terrorisée. À ce sujet, même si ton papa n'est plus avec moi, je me souviendrai toujours de son support à ce moment et je l'apprécierai énormément. Sache que malgré la séparation, j'ai du respect pour lui et que tu n'as pas été fabriquée par "accident" ou en l'absence de sentiments. Alors donc l'anesthésiste, un type super efféminé ( je n'ai rien contre mais ça + la suite de l'histoire me fait rigoler) sort son aigulle ( que je refuse de voir) et me dit de sa charmante voix: "Moi aussi, accoucher, je prendrais l'épidurale".

Et moi de rétorquer, crispée comme pas une, la voix rauque : "Scuse mon homme, j'veux pas t'insulter, mais t'es pas ben ben équipé pour accoucher!". Il n'a su que répondre... Bizarre.

L'épidurale n'a pas enlevé la douleur. Pas eu le temps je crois. Elle a en fait activé le travail et avant de réaliser ce qui se passait, j'avais les pieds dans les étriers, la caméra du parrain fixée sur mon entre-jambe et je demandais au dit parrain d'aller me roulet "un batt" ( t'en fais pas je -ne -suis- pas- toxico
-j'ai-maaaaaal.)

Ce fut intense. Très. Mais à la deuxième poussée, on voyait ( ben ils voyaient) tes cheveux et moi je demandais s'ils étaient bruns. Je désirais une brunette. À la troisième, tannée de me faire dire "Poussezzzzz!" et de répondre " Quécé vous pensez que je fais?", je donnais mon max et tu étais sortie. On m'annonçait que tu étais bel et bien une fille et moi je harcelais le doc-remplaçant pour savoir si tu avais un streptocoque. ( et lui ne comprenait pas mon obsession).

Ils t'ont passé les tests pour me rassurer et je ne sais plus combien de temps après, tous les "spectateurs" de l'accouchement m'accompagnaient à notre chambre. Si tu avais vu la fierté de Soeur Aînée et Frérot! Et bien sur, de papa et moi. Bah tu verras sur la vidéo...

Je me souviens que toutes les infirmières me disaient que tu étais VRAIMENT un beau bébé. Et objectivement, c'était vrai.

Après deux jours à l'hôpital, nous avons pris le chemin de la maison. (maudit que j'avais hâte! Il faisait tellement chaud et sec en plus dans notre chambre!) Pendant des jours et des jours, ce ne fut que du bonheur. Je flottais. De plus, j'ai eu la chance que ton frère et ta soeur ne soient pas jaloux. Que du bonheur, je te dis.

Et quand les downs sont venus, ce n'était jamais lié à toi. Et quand ton papa est parti, le jour de tes cinq mois, ce n'était évidemment pas lié à toi. Je te dis ça au cas où un jour, tu te questionnes du pourquoi de son départ, même si tu connais l'histoire dans ses grandes lignes depuis toujours et que tu sembles bien vivre avec ça.

Je te mentirais si je te disais que ce fut facile. J'en ai pleuré un coup en te berçant ou en me couchant avec toi dans ce lit qui était maintenant le mien, plus le nôtre. J'ai pleuré sur ce deuxième espoir de famille "brisé". Et j'ai toujours fini par sourire quand tu te mettais à rire... Ton rire, c'était la musique des anges. C'était l'espoir en perfusion. Je m'étais donné le droit de pleurer et de m'apitoyer pendant trois semaines. Ce fut moins long que ça. Sauf que j'ai pleuré à tes premiers départs chez papa. Des départs de 12 heures, puis de 24, 48... Le premier 48 heures tombait à la fête des mères... Ton parrain ( sans caméra!) m'a prise en charge ce week-end là. Je pense que c'est seulement à lui que j'en donnais le droit.

Et puis, la vie a repris son cours. Ça demandait pas mal d'efforts pour tout faire, mais tu étais là pour me botter le derrière, Les matins où j'avais envie de taper sur le réveil et de ne pas envoyer ta fratrie à l'école, pour oublier plus longtemps mes "bibittes" en dormant, toi tu sonnais le clairon. 6:00-6:30, chaque matin, sans exeption. Je crois que ce n'est pas pour rien que contrairement à Frérot et Soeur Aînée, tu étais réglée comme une horloge. Il ne fallait pas que je me laisser aller. Tu ne m'en a pas laissé la possibilité. Merci ma puce.

Comme je travaillais de la maison, nous étions seules pendant les heures de cours. Plein de beaux souvenirs... Tu aimais beaucoup nos marches quasi quotidienne vers l'espèce de dépanneur, le "Magasin général" de notre bled de l'époque. Il faut dire que tout le personnel trippait sur toi et que tu y recevait sans faute un ou plusieurs Mister Freeze l'été et des sucettes l'hiver.

Parfois, je poussais ta poussette, veillant à moitié à ne pas perdre chapeaux, chaussures, chaussettes et mitaines que tu lançais au vent. Et je réfléchissais. Je visualisais beaucoup. Je me disais que le soleil brillait quelque part et qu'il brillerait un jour sur moi, sur nous. Même dans la slush, dans la neige, sous la pluie, même quand j'ai perdu mon boulot... Je nous imaginais dans une grande maison, dans l'abondance, l'amour, le bonheur... Et si je me mettais à douter, je n'avais qu'à te regarder...

On dit beaucoup de choses sur les enfants de famille mono. Qu'ils s'en sortiront moins bien, qu'ils reçoivent moins etc etc. Toi, tu as été en famille mono pendant 13 mois, puis en famille recompo. Et sais-tu que tu ne me sembles pas trop bousillée?

Tu as commencé ta vie dans la lumière ( ton nom voudrait d'ailleurs dire lumière) et celle-ci semble t'avoir toujours accompagnée. Tu a marché tôt. Tu as parlé super tôt. Tu as grimpé partout tôt. Et tu es tombée tôt. Mais tu te relevais aussitôt, souriante, lumineuse... Tu as aussi adopté très tôt ton beau-père, celui que tu nommes parfois papa, tout en sachant que tu as un "vrai" papa aimant lui aussi. Tu as fréquenté des enfants plus âgés assez tôt, suivant ta fratrie. Tu voulais même commencer la maternelle deux ans plus tôt.

D'un côté, tu as vieilli vite, comme ta soeur aînée. Mais ce que je trouve merveilleux, c'est que tu as malgré tout conservé une superbe part d'imaginaire, de magie en toi. Tu décides de ce à quoi tu rêves et quand tu y rêves. J'ai du mal à expliquer avec les bons mots... Très jeune, tu savais que Caillou et Dora étaient des personnages, non des êtres vivants. Mais si tu voulais plonger dans leur monde, tu y allais allégrement. Maintenant, tu sais que le sang au cinéma, c'est un trucage. Tu sais que les cadavres de CSI n'en sont pas des vrais. Et tu sais que les princes charmants ne sont pas comme dans les films de Disney, mais tu as confiance de rencontrer ton prince à toi. Je pense que c'est une des choses qui me rends fière d'avoir accepté de croire encore en l'amour; ainsi, tu y crois aussi. De façon saine mais non dénuée de magie.

Dans peu de temps, tu auras officiellement six ans. À ton âge, j'étais déjà un peu désabusée. C'est pourquoi je suis si contente de te voir aussi pimpante, sociable et bien entourée. C'est pourquoi j'étais si contente que quoi? Onze amis acceptent ton invitation à ta fête samedi dernier.

Je suis infiniment fière de toi. Toi qui m'a suggéré de te surnommer "mon ptit bourdon". Qui part à l'école, le sac à dos plein de trucs et la tête pleine de curiosité. Qui revient avec le sourire et qui fait de gros câlins à ta petite soeur qui te prend déjà comme modèle. Qui s'est si bien adaptée, si tôt aux fameuses fins de semaines sur deux. Qui dessine super bien, qui aime les rimes, les chansons, les animaux, la Vie...

Même quand tu cries pour que je ne te démêle pas ta chevelure brune, même quand tu bougonnes que tu es une imcomprise, même quand tu fais pipi au lit ou que tu rechignes à te lever le matin, même quand tu chantes en boucle les deux mêmes phrases ( dans un anglais aproximatif) de Lady Gaga je suis fière de toi.

Tu es une boule d'amour et de tendresse et j'aimerai toujours me plonger dans ton regard chocolaté.

Tu as six ans. Dans le temps de le dire, tu en auras douze. Tu seras sûrement moins caline et ton adolescence provoquera des secousses en toi, en moi en nous, entre nous. C'est pourquoi j'aime te voir grandir, mais qu'en même temps je suis consciente des moments qui passent si vite et que je veux les savourer au maximum.

Je te souhaite un très joyeux anniversaire mon ptit bourdon. Que la magie et la lumière t'accompagnent toujours toujours. Je t'aime belle brunette. Pour toujours, toujours! Grrrrros comme l'univers! Jusqu'au Pérou, comme tu me dis parfois!

Merci d'être là, dans notre clan non traditionnel. Merci de m'avoir... poussée à vivre pendant un bon moment je crois bien...

PS: Oui je te ferai ton macaroni préféré demain, pour ce grand jour.


lundi 19 octobre 2009

Ma marraine


Je pense à elle aujourd'hui. Peut-être à cause de cette 36ième carte d'anniversaire qu'elle m'a envoyée, plein de voeux sincères et à temps, comme toutes les autres de ma vie.
Peut-être parce que je suis allée la voir dernièrement, avec ton père, Miss Loulou et toi.
Et peut-être, à cause de tout ce que je lis depuis un moment un peu partout, sur la pression des mères d'aujourd'hui...
Enfin bref, j'ai envie de te parler d'elle...

Ma marraine, c'est un petit bout de femme née il y a près de 73 ans si je ne m'abuse. Pesant quelque chose comme trois livres, elle fut gardée au chaud dans la porte du poêle à bois de mes grands-parents. Vivre et non pas survivre, loin des incubateurs, des intubations et de tout le tralala était déjà un exploit.

Je connais peu de son enfance, de son adolescence... Faudrait d'ailleurs que je la questionne, ce serait sûrement fort enrichissant... Je sais qu'elle a épousée mon parrain après qu'il ait fréquenté mon autre tante plus vieille. ( Il faisait frustrer ma tante qui boudait et il s'amusait alors avec ma marraine qui servait de chaperon;) L'autre tante est devenue religieuse, espérons par vocation et non par dépit:P) Qu'elle a porté en elle huit enfants et qu'elle a fait une fausse couche. Que deux sont décédés après l'accouchement et qu'au moins pour un d'eux, elle l'a appris sans ménagement ( dans le genre: "Vous direz à votre mari d'apporter un cercueil"!!!) Qu'elle a donc élevé cinq enfants, loin de l'abondance mais loin aussi de la misère puisque débrouillarde, travaillante et aimante. Qu'elle les a aidé ensuite avec ses sept petits-enfants. Qu'elle a aimé et accompagné mon parrain jusqu'en 1998, dans les bons jours comme dans les plus durs ( un ACV avait pas mal "diminué" son époux).

Pour les femmes de son époque, ça allait de soi de s'occuper de la famille et de l'époux, qu'on aime ou non ce dernier. Alors en quoi ma marraine diffère du lot? Je ne dirai pas qu'elle était la seule en son genre. Mais pour moi, elle est un modèle. Parce que même avec toutes les épreuves qu'elle a traversé, jamais je ne l'ai vue aigrie. Jamais je ne l'ai vue victimiser. Jamais non plus, je l'ai vu porter ses difficultés et sacrifices comme un porte-étendandart visant à ce que l'on salue son courage et ses réalisations. Jamais je ne l'ai entendu se plaindre, se comparer, soupirer, critiquer les autres, se poser en martyre etc. Jamais non plus, je n'ai entendu une quelconque médisance sortir de sa bouche. Elle faisait son affaire, le faisait de son mieux et ne se mêlait pas de la vie d'autrui.

Quand je vivais une épreuve, jamais elle ne s'est apitoyée sur mon sort mais jamais elle ne m'a fait sentir que je n'avais pas le droit de trouver ça dur. Jamais elle ne m'a sorti de phrases toutes faites ou de conseils à deux balles. Jamais elle ne m'a fait sentir cheap d'être qui je suis, en me parlant de ce qu'elle avait vécu de pire et du fait qu'elle ne s'était pas laissé abattre, elle. Elle me faisait plutôt sentir que j'avais en moi ce qu'il fallait et qu'elle avait confiance en moi. Même si, par mon vécu, j'aurais pu heurter dix fois plutôt qu'une ses valeurs, je ne me suis jamais sentie jugée par elle. Et quand je lui partageais mes espoirs, mes bonheurs, je recevais en feed back un enthousiasme encourageant et inspirant.

Je ne la vois pas souvent. Je ne lui téléphone pas souvent. Mais je crois que je devrais le faire pour lui dire à quel point, même de loin, elle est une inspiration pour moi. Car je ne pense pas qu'elle en soit consciente.

Quand j'ai perdu mes bébés à quoi, trois mois de grossesse, j'ai eu très très mal. Mais j'ai pensé à elle, qui par deux fois était passé par des accouchements sans dénouements heureux, à une époque dépourvue de soutient psychologique professionnel etc et je me suis dis que je devais me prendre en main. Quand je me sens dépassée avec mes enfants, je pense à elle qui n'avait pas tout le luxe que moi j'ai et qui a su tenir le fort pour mener cinq bébés à l'âge adulte dans un cercle qui me semble très uni et équilibré et je m'encourage. Quand je suis fatiguée d'être fatiguée, je pense à elle qui vient de repeindre ses cadrages et moulures ( une chance qu'elle a embauché un pro pour le reste sinon je la soupçonnerais de dopage loll!) après avoir vidé ses bibliothèques etc toute seule, qui tond son gazon ou déblaie sa cour l'hiver et je me dis "Aïe déguédine!"

Que veux-tu, elle m'épate. Oui, par sa forme physique et ses réalisations. Mais encore bien plus parce que tout ce qu'elle traverse, tout ce qu'elle réalise, elle le fait sans armertume, sans besoin de reconnaissance, sans faire étalage de ses bobos, sans colère etc. Pour moi, cette femme d'exeption se résume en un mot: foi.

Pas la foi qu'on propose dans les églises, même si je sais qu'elle est pratiquante. La foi qui se vit sincèrement, intérieurement et qui ne porte pas nécessairement l'étiquette d'un quelconque dogme. Plutôt que catholique, elle aurait pu naître boudhiste, Jéhovah...Krishna... Je pense qu'elle aurait toujours été aussi forte, droite, souriante et bien mise, positive et résiliente. Que son sens de l'humour aurait été le même et son rire, aussi clair. Sans parler de cette étincelle qui vit sans ses yeux...

Quand j'étais petite, ma marraine était pour moi spéciale. Elle m'offrait des cadeaux qui ne coûtaient sûrement pas la peau des fesses ( avec cinq enfants je la vois mal m'innonder de campeurs de Barbie!) mais qui avait toujours ce côté recherché, original, qui me faisait penser qu'ils avaient vraiment étés choisis pour MOI. Que je valais la peine qu'elle prévoit en fonction de MOI. Quand les cadeaux ont cessé à mes 18 ans, les cartes, comme je te disais, sont rentrées annuellement, peu importe ma nouvelle adresse ( j'ai déménagé souvent!). À notre ère qui fait que c'est beaucoup plus simple d'envoyer un e-mail, le fait qu'elle prenne le temps pour ça, s'excusant presque parfois que ça fasse vieillot, me touche énormément.

Comme je te disais, nous sommes allés la voir il y a deux semaines. Dans sa maison impeccable même si l'ouvrier avait terminé la peinture seulement quelque jours auparavant. Dans sa belle jupe, sa belle blouse, souriante et accueillante. Toi qui ne fait pas confiance à tout le monde rapidement, tu es allée vers elle avec naturel, souriante. Tu as foutu son plat de bonbons par terre, tu as décroché un rideau, une lame de store... Ma marraine a souri. Comme plusieurs, elle a souligné ta beauté, ta blondeur. Mais pas comme tous les autres, elle a eu le doigté de parler également de la beauté de ta brunette de soeur. Et elle m'a répété à quel point elle était contente de vous voir en santé, grouillantes, pleines de vie. Elle connait en effet la valeur de tout ça, avec une petite fille qui a la paralysie cérébrale. Une petite fille qui est aimée et qui a été superbement accompagnée par sa mère, ma cousine. Une cousine qui a sûrement hérité de beaucoup de sa mère... Est-ce que ma marraine se doute à quel point, "seulement" en étant qui elle est, elle a positivement influencé ses enfants qui à leur tour, influencent les leurs?

J'aimerais avoir ce même genre d'influence sur vous... Mais pour ce faire, je pense que je dois encore m'inspirer de ma marraine adorée. Ça peut parraitre niaiseux, mais lors de notre visite elle m'a parlé d'un de ses fils qui a pleuré pendant trois mois au début de l'école maternelle. Après trois moi, l'enseignante a téléphoné pour expliquer la situation. De nos jours, l'enseignante appellerait avant, mais la mère paniquerait aussi! Ma marraine, elle ne s'est pas garoché chez les psys, elle ne s'est pas tapé 18 rencontres à l'école et ne semble pas s'être questionné pendant 14 nuits blanches. Elle a dit à mon cousin "Si tu veux devenir un ignorant, reste ici. Si tu ne veux pas, va à l'école et cesse de pleurer" ( quelque chose du genre). Dans le fond, elle a enseigné le libre-arbitre à un enfant de cinq ans en une phrase...

Résultat? Mon cousin a cessé de pleurer à l'école, il s'est mêlé aux autres. Et non, il n'est pas junkie, pas psychosé et la dernière fois que je l'a vu, il avait l'air très équilibré.

Donc en plus de la résilience, de l'humour, de la patience etc, j'ajoute à ma liste d'inspirations de marraine le ... le... comment nommer? Le fait de ne pas couper les cheveuz en quatre? bah dans le fond, ça revient à ce mot de trois lettres: FOI.

La foi en la vie. L'amour de la vie. La foi en l'humain. L'amour de l'humain.

J'aurais peut-être du suivre cette exemple plus tôt dans ma vie. Mais il n'est jamais trop tard pour suivre sa marraine;) Ma puce, je t'apprends que puisque tu es la quatrième, tu risques d'avoir une mère plus zen que Frérot et Soeur Aînée. Pas autant que ma marraine, mais sur ses traces ;)

vendredi 16 octobre 2009

Je ne me ferai pas que des amis avec ce billet


Ma puce, ce soir ta mère va aborder un sujet sensible. Mais tant pis, j'ai envie d'aller là...
Remarque que pour moi, ce n'est pas si sensible que ça, mais ce n'est pas le cas pour tout le monde...
J'espère au moins savoir choisir mes mots pour qu'on n'ait pas tendance à juste me cataloguer de féministe frustrée. Car je ne suis pas frustrée :)

Mais entrons dans le vif du sujet.

Depuis un bon moment, j'ai l'impression que c'est à la mode de plaindre les pauvres petits hommes québécois. Et ce, qu'on soit un homme ou une femme.

Il suffit de regarder les courriers du coeur par exemple, pour voir un bon nombre d'hommes de plaindre des femmes en général ou plus spécifiquement, de leurs ex-femmes. Et pour y voir des femmes se plaindre du comportement des femmes auprès des hommes ou accuser l'ex de leur conjoint de tous les crimes possibles.

L'ex femme est en effet une protagoniste de choix pour qui veut écrire une histoire d'horreur. À lire les lettres parues dans les journaux, celles qui ne lavent pas complètement le brave homme travailleur avec une pension alimentaire démesurée ( tout en gardant la maison etc) seraient une infime minorité. Bien sur, toutes les femmes ayant une pension ne l'utiliseraient pas pour leurs enfants mais pour s'adonner à de multiples vices ( alcool, voyages, shopping...) et pour en profiter pour ne jamais aller sur le marcher du travail. Évidemment, ces mêmes femmes entretiendraient un fort conflit de loyauté chez leurs enfants, quand elles n'empêcheraient pas carrément monsieur de voir ses petits.

Or, je suis une ex. Je connais et j'ai connu plein d'ex. J'ai travaillé dans le communautaire, un bon endroit pour rencontrer plusieurs monoparentales... Des frustrées qui utilisaient la pension pour se venger, honnêtement j'en ai connu deux. Une ancienne belle-mère trompée qui, dans les années 70 ( soit avant la table de calcul des pensions ), en a profité pour recevoir un max de son mari aisé. Ceci dit, quand ses enfants on voulu vivre avec papa, elle ne s'est pas objecté et n'a pas gardé de pension. L'autre femme, récemment séparée d'un gars aussi aisé qui l'avait trompée avec une jeunette avait l'intention de tirer le maximum ( dans les années 90). Mais je ne sais pas si elle l'a fait. Face à ses deux femmes, j'en ai connu des vingtaines et des vingtaines qui soit ne recevaient aucune pension (ex travaillant au noir, ex se mettant sur le BS en disant clairement que c'était pour ne pas payer de pension, ex violent qui menaçait de lourds sévices si une demande était faite etc). Et j'en ai connu quelques dizaines qui recevaient une pension, parfois négociée à l'amiable, parfois établie en cour, mais qui ne faisaient pas la guerre au père ( comme j'ai connu des pères qui donnaient les pensions sans pleurer). J'en ai même connu qui payaient des pensions à l'homme ( et oui, quoi qu'en disent certains, les tables de calcul de pension, ça va dans les deux sens).

On dit souvent aussi qu'en cas de séparation, les juges sont toujours "du bord de la mère". J'avoue que je suis lasse d'entendre ça depuis vingt ans... Parmi les pères que j'ai connu qui avaient demandé la garde de leurs enfants, tous l'avaient obtenue ( euh à part mon ex c'est vrai). Ceux que j'ai entendu le plus dire "Le juge est toujours du bord de la mère", c'était des gars qui n'avaient même pas ESSAYÉ de demander... Mais je ne veux pas généraliser ma chérie. Je sais que l'administration de la justice, ce n'est pas toujours juste. Que certains pères se font sûrement flouer. Mais est-ce qu'on parle des MÈRES qui se font aussi flouer? Rarement... ou jamais. Pourtant, il y a en pas mal!

On pourra me dire que je n'ai qu'à lire les statistiques. À une certaines époque ( vers 1995 je crois), on disait que 85% des familles mono étaient dirigées par les mères. Or, à la même époque, 15% des pères demandaient la garde de leurs enfants... Je suis poche en maths mais 100% - 85%... ça doit faire pas mal proche de 15% non? En 2003, ou dans ces eaux là, 76% des familles mono étaient dirigées par des mères ( je ne sais pas combien de pères demandaient la garde, mais sûrement plus...). Et dernièrement, on disait à la télé que la garde partagée chez les couples divorcés étaient choisies dans environ 35% des cas ( pas de données pour les couples en union libre). Remarque que je n'aime pas trop les statistiques. On peut leur faire dire ce qu'on veut et plusieurs enquêtes se contredisent. C'est comme la criminalité. On peut dire qu'elle baisse ou monte, ça ne démontre pas grand chose. Ça dit juste que moins de gens se sont plainds ou que moins de gens se sont fait "pogner". C'est comme pour le suicide...

Qu'est-ce que le suicide vient faire dans mon propos? Ben pour étayer à quel point les hommes québécois font pitié, on sort souvent les statistiques sur le suicide... Loin de moi l'idée de banaliser le fait de se donner la mort, ni de minimiser la détresse de ceux et celles qui passent à l'acte. Ce que je veux dire, c'est que c'est facile de dire que l'homo-québécus fait plus de dépression en 2000 qu'en 1950 et qu'il se donne plus souvent la mort ( à cause de notre sytème matriarco-castrateur issu de la libération de la femme). Quelqu'un peut me dire qui tenait les statistiques sur le suicide en 1950? Époque dominée par la religion catholique qui promettait l'enfer à qui se donnait la mort? Qu'on ne vienne pas me dire que les accidents de chasse, de canot, de tracteur, de grange etc étaient tous des accidents. C'est comme l'infanticide et la pédophilie; c'est pas né en 2000 ces choses-là. On en parle plus, point final. C'est vrai toutefois que les hommes se "ratent" moins souvent que les femmes, qu'ils utilisent des moyens plus "rapides" et "destructeurs" ( armes à feu contre ingestions de pilules, par exemple). Mais est-ce que pendant la période de crise ( qui dure de 24 à 72 heures et pendant laquelle le risque de passage à l'acte est plus élevé) les hommes ont plus mal que les femmes? Je l'ignore.

En tout cas... Donc selon moi, la mode est à venir à la défense des hommes bafoués, floués, fraudés, violentés, humiliés, incompris etc.

La femme québécoise fait peur aux hommes, qui n'osent plus la draguer. La mère québécoise élève mal son fils si le père est absent. L'enseignante québécoise enseigne moins bien aux élèves masculins. Le baby boomer québécois est perdu devant son épouse qui s'est émancipé ( et il est perdu depuis un maudit boutt faut croire que c'est long s'en remettre). L'homme québécois est mal représenté dans les téléséries ou les pubs ( euh l'homme québécois blanc hétéro selon les experts). L'ex québécois est évidemment toujours privé de la présence de ses enfants ( ce n'est JAMAIS lui qui se pousse... C'est pourquoi j'ai déjà entendu des pères dire qu'un droit de visite, ce n'était pas une obligation - pour expliquer leur absence les week end convenus-).

Moi je me demande juste... Se pourrait-il que l'homme québécois soit un tit peu responsable de sa personne, de son vécu, de son état, de ses choix??? Se pourrait-il que ce soit normal de ne pas donner automatiquement la garde partagée à un père qui, en médiation, dit la vouloir pour avoir "son 50% des biens -les enfants étant pour lui des biens-. Ou qui la demande après deux ans de presque totale absence (il fallait bien qu'il se vire de bord " le pauvre). À ce sujet, j'ai déjà lu aussi que la majorité ( pas TOUS ne me lancez pas de roches!) des pères séparés prendrait deux ans à se rendre compte qu'il sont encore des pères et à revenir "vraiment" vers leurs enfants et prendre aussi leurs responsabilités paternelles. Se pourrait-il aussi que se soit normal d'avoir peur de laisser les enfants à un père qui a "crissé une volée" à la mère devant eux? Ou encore, se pourrait-il que la garde partagée ne soit pas indiquée quand les parents vivent à deux heures de route l'un de l'autre?

Se pourrait-ils aussi qu'on nous montre les hommes heureux de leur vie, de leur couple, famille, travail etc de temps en temps? Parce que ça existe! Ce n'est pas si rare!

Sur une note plus légère, pourrait-on se permettre de dire que nos hommes sont quand-même "avantagés" dans certaines ( même plusieurs) circonstances?

Comme lorsqu'ils sont pères ou simplement conjoints... Dans genre 98% des cas, les hommes sont en position d'en faire plus que leurs pères avant eux. Si un gars fait la vaisselle tous les soirs, c'est un exploit. S'il la fait SEUL tous les soirs, il est proche de rafler un prix Nobel.
Il change quelques couches par semaine? On l'applaudie!
Il se lève la nuit? Gandhi et Mère Thérèsa ne sont rien à côté de son esprit de sacrifice!
Il pousse simplement une poussette par un bel après-midi? Oh que c'est touchant! Quel bon papa!
Vire ça de bord maintenant. Trouve-moi des gens pour féliciter les filles de faire les mêmes choses...
Et la liste est longue tu sais.. Faire la bouffe, aller aux rencontres scolaires ou chez le pédiatre. Manquer une journée de travail parce que Junior est malade. Donner les bains, faire des tresses, faire le lavage, prendre les rendez-vous pour les vaccins ( en y ayant pensé tout seul c'est un triple wow!) etc.
Tandis qu'une fille, pour "accotter" sa mère... La pente est plus ardue pour la plupart d'entre nous. Être là le matin, le midi et au retour de l'école. Faire des tartes, confectionner des costumes d'Halloween, accompagner lors des sorties scolaires, repriser les vêtements, repasser des tonnes de paniers de linge, donner de la soupe au poulet maison à la petite dernière malade... Le tout évidemment dans une maison en ordre "pour vrai",,,
Sérieux, il y a des inconvénients à être un homme... Mais il y a des maudits bons avantages aussi je trouve!
Les gens entre chez un couple et ça pue ou c'est en bordel? Ils ne diront pas que l'homme est désordonné, paresseux ou même cochon. Ils se diront que c'est sa femme qui l'est.
Ils entrent chez un couple dont la femme est partie pour une semaine pour le boulot ou mon Dieu en VACANCES! et c'est le bordel? Ils plaindront le pauvre homme qui doit faire fonctionner la maisonnée tout seul. Ils le plaindront doublement s'il y a des enfants dans le portrait.
Monsieur doit faire plein d'overtime? Faut le comprendre pauvre lui. Madame fait beaucoup d'overtime? Elle ne s'occupe pas de ses enfants, sacrilège!
Même dans les séparation, on a plus tendance à s'inquiéter de l'homme. Et à le comprendre s'il retourne vite en couple. D'ailleurs, les hommes avec enfants semblent parvenir à se matcher souvent plus rapidement que les femmes avec enfants non?
Et quand un homme se met en couple avec une mono, il me semble qu'on a tendance à l'encencer pas mal plus que lorsque c'est une fille qui devient belle-mère... S'il s'occupe des enfants "pas bios" ah ben là! C'est le paradis assuré! Pourtant, j'ai vu beaucoup de belle-mères s'investir à fond Léon pour le conjoint divorcé et ses enfants... J'en ai vu payer des montant astronomiques d'avocat, prendre congé à la place du père bio quand bébé était malade, magasiner les vêtements des enfants, faire tous les repas, donner les bain, se lever la nuit, chercher des trucs pour l'éducation, la gestion de conflits, les petites et grandes maladies...

Y'a aussi les attitudes et émotions, qui ne reçoivent pas les mêmes feed back qu'on soit un homme ou une femme... Un homme lève le ton? Il a de l'autorité, des responsabilités ou il a simplement le droit d'en avoir marre. Une femme lève le ton? Elle est hystérique ou en SPM. Une femme oublie le lunch des enfants un matin, habille son bébé avec du linge dépareillé ou néglige de prendre un rendez-vous chez l'ophtalmo et elle est négligeante. Un homme fait de même, il est lunatique. Certains iront même jusqu'à excuser l'infidélité masculine et pas la féminine; c'est dans la nature des hommes de penser avec leur q... dit-on. Pas de leur faute!

Je pourrais te sortir encore plein d'exemples plus ou moins sérieux et vérifiés. Mais pour moi, un des plus grands avantages à être un homme, c'est de ne pas se sentir coupable le 3/4 du temps pour tout et rien... Un homme, si ça a envie de faire une sieste, ça roupillera sur ses deux oreilles. Une femme, ça se demandera pendant 2 heures si ça peut se permettre de le faire et si tout le monde sera ok en son "absence" et si ça se couche, ça dormira moins bien... Un homme, ça se réveillera rarement en pleine nuit pour se demander si telle phrase lancée avec impatience à son fils six heures plus tôt traumatisera ce dernier jusqu'à ses 50 ans et par la suite, calculer combien pourrait revenir un psy. En fait, un homme ne se souviendra même pas des phrases lancées trois minutes plus tôt...

Bref ma puce, sache que je n'ai rien contre les hommes et que je les aime bien;) C'est juste que je ne pense pas que les plaindre à tous vents saurait les aider. C'est juste aussi que je me dis qu'ils ont eux aussi deux bras, deux jambes et un cerveau (on ne se lancera pas dans les exeptions d'unijambistes écervelés stp). Ils sont donc autant capables de se mobiliser, de s'entraider, de s'associer pour régler leurs problèmes ( et non je ne me lancerai pas dans les théories que les hommes ça n'expriment pas leurs émotions et que ça a peur de chercher de l'aide... C'est peut-être pas leurs premiers talents, mais ils sont capables d'apprendre.)

Je ne dis pas non plus que les femmes ne peuvent pas les aider. Tout le monde peut s'entraider. Mais est-ce vraiment en écrivant au courrier de Louise, de Muguette ou de Gérard que les femmes peuvent aider leurs chéris et les autres? Dans ce billet, j'ai véhiculé quelques préjugés, je le sais. Mais pas plus que ceux qui sont véhiculés dans les médias ou dans les discussion Web ou de salon...

Peut-être que lorsque tu seras en âge de lire ce blogue, tu riras de toutes les "énormités" que j'ai écrites. Peut-être que dans ton avenir, ces propos seront totalement éculés. Je le souhaite! Je souhaite que l'ère de la victimisation, des comparaisons, des préjugés sexistes etc soit dépassée.

Si ça arrive, je me demande bien ce que tu liras dans les courriers du coeur... Peut-être y aura-t-il encore quelques hommes révoltés de ne pas pouvoir porter la jupe en publique? ( Sérieux, j'en lis régulièrement dans le journal...) Ou peut-être que justement, la majorité des hommes la porteront... Et demanderont des conseils d'épilation?

vendredi 2 octobre 2009

Thérapeuthique Galère


Je dois être une des rares femmes de ma génération à ne pas suivre la série "La Galère" depuis ses débuts... En fait, j'avais commencé le soir de la première saison, mais pour je ne sais plus quel conflit d'horaire, j'avais raté des épisodes et moi, je déteste suivre un truc à moitié. C'est pourquoi je n'ai pas commencé la saison II.

Je me suis donc procuré le coffret DVD de la saison I dernièrement. Mieux vaut tard que jamais ;) J'ai déballé le dit coffret la semaine dernière, une journée ou tu ne voulais pas que je fasse autre chose qu'être assise auprès de toi pendant que tu jouais avec tes poupées. Et je suis restée accrochée, même le lendemain quand tu as délaissé tes "bébés", Et j'ai fini le coffret...

Désolée pour ton père. Je réécouterai avec lui au pire. Comme je réécouterai les épisodes Web de la saison II.

J'étais curieuse de voir cette émission. En plus, quelqu'un m'avait dit, quand ça avait commencé, que Stéphanie, c'était "moi". Ok c'est pas totalement moi, mais c'est vrai qu'on a des points en commun toutes les deux... Ou qu'on en avait à une certaine époque, je dirais. Bon. Je n'ai jamais cassé une vitre parce que j'avais oublié mes clefs, mais je me suis déjà contorsionnée sur un bac à recyclage pour entrer chez-moi par la fenêtre de la cuisine ;) Et je "collectionne" les géniteurs pour mes enfants. Ah et j'écris (ou je tente d'écrire!). J'ai aussi connu des conflits fracassants avec Soeur Aînée, comme Stef avec son plus vieux. Pas d'aussi graves cependant... J'ai aussi, à une époque "excusé" la violence de certaines personnes. Comme elle, j'ai le cheveux ébourriffé en quasi permancence, j'entend l'appel de la clope quand les enfants sont très intenses et je me sens très responsable de mes enfants, cherchant à leur donner le meilleur au milieu d'une vie de famille tout sauf classique. J'ai aussi des revendications féministes et des envies occasionnelles d'arracher la tête des conjoints de certaines de mes amies ( ou de mes amies quand elles endurent des trucs qui me dépassent). Je me souviens aussi avoir déjà cuisiné des repas différents à mes enfants, pour acheter la paix, ou parce que je me sentais coupable envers eux... ou simplement parce que je n'avais pas assez de portions avec un seul choix... Et j'avoue, je peux être très imaginative au niveau blasphématoire lorsque je ressens le besoin d'expulser mes émotions!
J'ai moins d'ex pères qu'elle, mais un enfant de plus. J'ai tout de même du mal avec le géniteur numéro 1, comme elle. Et j'en pleure un coup quand je la vois avec lui! Quand j'ai vu le mec renier son fils, j'ai pensé à ton frère, qui, sans avoir été rejeté de manière aussi fracassante, l'a été tout autant. Quand je vois la belle-mère de l'émission, je pense à une autre belle-mère. Celle de l'émission a beau être jeune et jolie, ses p'tites phrases sur les pogos et les pizzas pochettes m'hérissent le poils presque autant que ses menaces de DPJ si une demande de pension alimentaire est faite. Et quand j'ai vu Stef regarder son fils partir finalement vivre chez papa, pleurant sur sa famille "qu'elle" sépare, je me suis projetée dans un passé pas si lointain quand Miss Loulou demandait à Soeur Aînée de rester avec nous...
Je n'ai toutefois jamais eu de relation avec un Premier Ministre, ni même d'élans amoureux vers un monsieur à cravates. Cependant, j'ai des souvenirs de "courtisans" en costumes Armani qui m'apportaient du vin "cher" alors que je n'avais même pas d'ouvre bouteille et de coupes à vins:P Moi aussi, je leur renvoyais mon "pas assez bien" au visage, mais comme je ne les aimais pas, ça ne me dérangeait pas. je les narguais et ils devaient trouver ça rafraîchissant. Y'a juste avec ton père que mes "pas assez bien pour toi" étaient sentis... Mais ça ne compte pas; il déteste les cravates ;)
Comme Stef, j'ai aussi un rapport diamétralement opposé avec ex #2 ( dans son cas #2 et #3)( et sa conjointe) qu'avec ex #1. Ok, nous ne sommes pas aussi chummis, je ne l'apelle pas à la rescousse, mais on communique bien, on se respecte, il ne me traite pas comme une tarée et prend soin de son enfant.
Ouin ben finalement, c'est vrai que vue par ceux qui me connaissaient à une époque, il y a beaucoup de Stef en moi ou vice versa. Il y en a de moins en moins ( disons qu'un ado qui boude n'a plus grand chance que je lui apporte son repas dans sa chambre!) mais je ne vise pas à ne plus rien conserver de ce passé et de mon identité. Je pense même que je devrais retrouver un peu plus du "courage" de Stef... Ce front de boeuf qu'elle peut avoir quand la coupe déborde grave... Ce serait un bon moteur pour aller plus loin. Sauf que je n'ai plus à avoir la coupe qui déborde autant et que je crois qu'il est possible de trouver la "drive" ailleurs que dans les pépins ou le ras le bol.
Mais comme je disais, c'est thérapeutique de visionner tout ça. Et le faire seule ( ou avec toi) me permet de belles introspections. Je me surprends à revivre certaines émotions, des belles comme des moins belles... Des belles, quand je la vois jouer avec ses enfants, leur donner de l'affection, déconner, lire au lit... Des moins belles quand je la vois dire au géniteur #1 qu'il n'était pas là, qu'il ne sait rien du vécu de son fils. Que c'est ELLE qui a mangé la m... Je ne dis pas que le type prend finalement son fils simplement pour manipuler, mais je la comprends en tab... de le penser. Et je lui souhaite que l'absence de son fils au final, l'aide dans sa relation avec lui... Pour qu'elle reçoive, comme moi depuis un bout, de subtils messages d'affections et d'appréciation de la part de son ado. Et pourquoi pas, un beau calin sincère, comme celui que m'a offert ta soeur hier...

Mais La Galère, c'est trois autres filles. Et plus je regarde la série, plus je me dis qu'on a toutes ( ou presque?) chacun des parts de Mimi, d'Isabelle, de Stéphanie ou de Claude en nous... Moi oui en tout cas...

Isabelle, tout d'abord déçue de ses rêves mis de côté pour le bien de monsieur et des enfants et ensuite, déchirée entre son ambition et sa vie de maman. Qui a peurt de traumatiser ses petits avec parfois des détails et qui voudrait toujours offrir le meilleur partout. Qui porte un secret lourd aussi.

Mimi, tellement affectueuse et pas encore maman, qui voit parfois plus clair dans les enfants des autres que leurs propres mères. Qui se fait avoir souvent, mais qui ne veut pas pour autant devenir une "méchante". Et qui partage un point avec plusieurs filles, même si elles seront peu nombreuse à l'avouer: on garde parfois un arrière-goût fort désagréable de certaines pipes... Au sens propre comme au figuré.

Et Claude! Ah Claude! On pourrait la détester, moi j'en suis incapable. Elle me fait souvent tordre de rire avec ses répliques assez punchées merci. Elle me permet aussi de dédramatiser certains "drames" de l'enfance. ( je ris encore du poisson qui ne peut pas donner d'affection parce qu'il n'a même pas de bras.) Mais elle met aussi beaucoup mal à l'aise, quand elle est entre autre, si distante avec ses enfants, tellement "pas là" et dure... Un rôle qu'on est plus habitué de voir tenu par un mec à la télé ou dans la vie... Met-elle mal à l'aise vraiment toujours parce qu'on ne ferait pas comme elle? Ou plutôt parce que justement, on a toutes ( ou presque?) nos petits épisodes "Claude"?

Et comme mère, quand je regarde les enfants, je me positionne, me questionne aussi. À qui mon enfant ressemble le plus? Quel comportement je ne serais pas capable d'endurer (enfin crois-je!) de la part d'un de mes bambins? Quel enfant me ramène à ma propre enfance? Je dis d'emblée que si j'avais une Lou à gérer, j'aurais des envie sérieuses de me changer en Claude! ( N'ai-je pas déjà moi-même menacé d'en mettre un ou une au recyclage?). L'intimidation dont est victime la jolie Fred m'interpelle aussi... Et le sujet de l'auto-mutilation me bouleverse, même si je ne me suis jamais rendue là. Je regarde l'émission et je me demande sans cesse "Mais QUAND quelqu'un se décidera-t-il ( t-elle) à lui regarder au moins les bras? Mais même pour la ptite crieuse de Lou, je ne peux détester un des personnages enfantins de La Galère... Le grand ado violent et irrespectueux, sans excuser ses excès, il me touche. Le petit Sam dans sa bulle aussi. Et Tom, il cache quoi lui? On l'a peu vu...

Tout ça pour dire qu'en cet automne frisquet, à l'aube de mes 36 ans ( ouch!), La Galère arrive au bon moment. Elle me fait réfléchir, me fait parfois réajuster mon tir, me secoue, me distrait. Et surtout, elle ressort de vieux souvenirs, de vieilles culpabilités et ouvre ainsi la porte, au pardon que je doit m'octroyer pour certains moments de vie.

Elle me rapelle aussi que riche ou pas riche, mono ou en couple, grosse cabane ou petit 3 et demie, amis ou pas etc, on est la mère qu'on peut et que ce n'est pas nécessairement au sein des familles jugées les plus aptes ( économiquement, psychologiquement, socialement ou dans leurs compositions) que les enfants s'en sortent le mieux. Comme dit Stef à son ex numéro 1, on ne peut pas leur apprendre à être heureux, même si on le voudrait tellement...

À bien y penser, j'espère que ton papa voudra regarder cette émission avec moi. À voir certains personnages, certains agissements, il se dira que c'est trop de fiction. Et moi j lui dirai que c'est super réaliste... Peut-être qu'en visionnant le tout, il en apprendra un peu sur celle qui te tient de mère et comprendra mieux ma galère personnelle ;)

vendredi 25 septembre 2009

Je ne passe pas souvent hein...


Je ne prends pas assez le temps de t'écrire. Je dois être rendue à 500 billets en tête au moins pourtant...
Mais le temps, le fameux temps... Quand j'ai quelques minutes, je suis trop fatiguée ou alors, j'ai besoin de m'évader l'esprit ( m'évader de mon esprit?) en jouant à des petits jeux ( genre les jeux de mots sur Facebook!) ou en regardant des DVD. ( On s'est mis à Alias dernièrement, On a Heroes 3 en attente et avec Frérot, je me tape les X-Files).

Et il y a les rendez-vous... Tous ceux que j'ai mis de côté pendant l'été, en ayant trop marre. Ils me rattrapent... Hier pendant que je tentait de regarder Barbie Mousquetaire avec Miss Loulou ( ben oui j'avoue, je prends même goût aux films de Barbie!), elle a répondu deux fois sur le main libre... Impossible de me défiler ;) Une charmante dame me rapelait que je n'avais pas pris mon r-v en colposcopie - suite au tumeurs pré-cancéreuses qu'on m'a enlevée en juin). Ensuite, la dentiste ( ben sa secrétaire) a téléphoné pour ton père et j'ai trouvé plus simple de lui booké ça que de lui répéter mille fois de leur téléphoner. Ça m'a rapellé que j'avais encore une dent à faire réparé et la secrétaire, voyant mon dossier, m'a aussi planifié un nettoyage. Ça m'a rapellé que je voulais questionner pour Miss Loulou, qui s'est "tué" une palette chez son père en tombant. La dite palette devait tomber toute seule, mais elle a cassé et là, on me dit qu'elle doit être extraite... Pauvre Miss Loulou, la seule de mes enfants -ben toi on sait pas mais je touche du bois!- qui "en arrache" - sans jeu de mots- avec sa dentition... Même pas six ans et se sera au moins sa cinquième anesthésie...

Il y a aussi la rencontre à l'école de Frérot, pour son plan d'intervention. C'est comme ça les classes "spéciales". Faut toujours un putain de plan d'intervention. Bon, sa prof est super, mais l'école est loin en titi et le système de bus dans ce coin est ... pourri. Hier pour Frérot, c'était aussi l'examen en audiologie... Même si je savais qu'il a une bonne audition, fallait ça dans tout le processus de suivi de son trouble d'apprentissage et de son éventuel trouble de l'attention... Résultat, il n'a pas une ouïe normale... Il en a une excellente.

Le lendemain du rendez-vous dentiste de Miss Loulou, il y a aussi la travailleuse sociale qui vient me voir... Elle vient ici, même si je sens bien qu'elle se dit que je pourrais me débrouiller pour me véhiculer... Oui je pourrais, avec genre 2 heures de bus aller dans son coin perdu. Mais les gens ont du mal à comprendre que j'ai DEUX jours depuis peu pour bien bosser la semaine et que ces deux jours, je dois quand-même aller à l'heure à la garderie ( pas trop tard car tu débutes) et être à la maison pour la sortie du bus de Miss Loulou. Ai-je droit à un pseudo RÉPIT?

Bref, la TS vient me voir... C'est la TS de Frérot... Celle qui est là en attendant qu'il ait une place en pédopsy, lui qui est depuis 6 mois sur la liste URGENTE... Le pire, c'est que c'est moi qui avais demandé s'il pouvait voir quelqu'un, histoire de jaser, d'évacuer, de démêler le sac de noeuds de l'histoire avec son père etc. J'avais envie qu'il recoive de l'aide extérieure, même si en général, il dit bien aller. Parce que moi, je suis sa mère, pas sa thérapeute. Je ne suis pas objective, je suis trop impliquée et j'ai tellement donné de ce côté que je me sens légèrement vidée...

Je le savais pourtant que même en spécifiant que c'était pour LUI, on voudrait me rencontrer. Elle l'a fait, ici, il y a deux semaines. On s'était entendues pour qu'elle rencontre mon fils à l'école. Mais là, on a jasé au téléphone cette semaine et elle veut me voir. Car vois-tu, je suis un des éléments qui entretien de l'anxiété chez mon fils, il parait... Genre, j'assume trop pour lui. Je dois lui montrer à s'assumer plus. Genre, dire à son père et à son grand-père que Frérot ne voulait pas finalement, voir son père prochainement et m'entendre avec le grand-père pour qu'ils se téléphone lui et frérot ( le grand-père, pas le père) pour un éventuel week-end ensemble, c'était pas ok. Je veux bien croire, mais sur le coup, je devais faire quoi? Le père qui me dit "J'aimerais ça que Frérot m'apelle ce soir pour le week-end entre gars" comme si de rien n'était, alors qu'il n'a pas parlé à ton frère depuis Pâques...

Enfin bref, je veux bien la voir une fois. Mais elle ne m'aura pas pour genre 12 rencontres. J'ai déjà donné. À chaque fois que j'ai cherché de l'aide pour mes enfants, je me suis ramassée à raconter ma vie et à me taper plus de rendez-vous au final. Sache que je n'ai rien contre ces outils et ces professionnels. J'en ai juste marre de voir les procédures qui se répètent. Je le sais quand on évalue ma débrouillardise, mon état mental, mon degré d'implication, ma dynamnique familiale etc. J'en ai vu des pro et j'ai étudié les mêmes matières que ces pros. Et dire que ma force, c'était la gestion de cas...

Ce quie me fait marrer, c'est qu'il y a encore un an et demie, on me demandait de plus encadrer Frérot. De vérifier s'il avait son matériel dans son sac, de vérifier s'il s'était lavé même. Ou de vérifier si ses lacets étaient bien noués! Quand je parlais d'autonomie ou du fait de s'assumer, on me disait qu'il n'était pas prêt. Et là, on me dit le contraire.

On me dit le contraire, sans même savoir toute l'histoire. Là, je sais que je passe pour une passéiste qui entretient des récriminations envers il y a longtemps. Mais comment expliquer notre présent et les raisons de certains de mes choix et attitudes sans expliquer ce qui s'est passé avant? Comment expliquer que je le comprends, Frérot, d'être tout mélangé et de préférer éviter son père plutôt que de l'affronter? Comment bien imager que si je ne communique pas beaucoup avec le géniteur ( j'ai du mal avec le mot père au sujet de cet homme), ce n'est pas parce qu'on est séparé ou qu'il est marié etc, mais bien parce que pendant la majorité des ONZE années de notre séparation, mes tentatives de communication n'ont foutu que de la merde? Parce que l'expérience m'a démontré que jamais nous ne pourrions travailler ensemble pour le bien de nos enfants et que ça ne donnait rien de tenter de communiquer à sens unique? Comment prouver même qu'officieusement, la DPJ m'avait conseillé d'empêcher tout contact entre mes enfants et leur moche-mère ( connue de leur service) car son négativisme menacait leur bien-être mental? Que j'avais décidé de ne pas faire ça, car leur père n'accepterait pas de les voir sans elle et que j'avais plutôt décidé de tenter d'outiller mes enfants pour qu'il gardent quand-même un lien avec leur papa?

Comment dire bref, que ce n'est pas par vengeance ou autre connerie que je n'ai pas confiance au géniteur et que je ne peux pas forcer mon fils à le voir - c'est au dessus de mes forces de l'envoyer dans la gueule du loup- même si jamais je ne l'ai empêché de le faire? Comment expliquer à celle qui veut que je laisse assumer mon fils que le voir rentrer ici le dimanche soir bouleversé pour des semaines, ça me tue? Je suis égoïste? Peut-être... Bah dans le fond, on ne me dit pas de le forcer à voir le père. On me dit que Frérot doit se soumettre aux décisions que son père et moi prenons pour lui. mais son père n'a jamais pris de décision! Il a toujours dit aux enfants qu'ils étaient libres, tout en les poussant à couper les pont avec moi ou en les culpabilisant de ne pas le voir... Bon... La TS me dirait que je n'ai que la version des enfants... Mais est-ce un crime de croire mes enfants? Je ne pense pas être aveuglée. J'ai donné plusieurs chances au géniteur...

Et si j'étais juste une frustrée d'être séparée, pourquoi j'agirais ainsi avec l'ex que j'ai moi-même laissé et pas avec l'autre ex, qui lui m'a laissée pour une autre? Pourquoi ma relation avec l'ex #2 ( je sais c'est compliqué!) est aux antipodes de celle que j'ai avec ex#1?

En tout cas... Je t'ai longuement parlé de ce chapitre de ma vie et je ne suis sûrement même pas claire... Je présume que j'avais besoin d'expulser... Au rendez-vous, je dirai simplement mon ressenti et ma décision de ne pas suivre une thérapie ou autre truc du genre. Je suis on ne peut pls consciente que les enfants sont des éponges et son influencés par leurs parents, mais je refuse de prendre 100% de la responsablité dans cette histoire. Moi je fais de mon mieux avec mes enfants, je m'analyse assez-beaucoup merci, je cherche et trouve du support au besoin et je réajuste le tir quand je le pense nécessaire. L'autre partie, euh les autres parties, celles avec les pères, elles ne m'appartiennent pas. Je suis loin d'être une control freak et je ne suis pas non plus Mère Thérésa. Et si on me dit que mon refus va nuire à mon fils, si on lui refuse les services pour ça, ben on en trouvera d'autres. Anyways ton frère n'est pas plus chaud que ça à l'idée de consulter...

Pour le reste, la vie va. Je me sens moins paisible qu'il y a quelque temps, mais ça reviendra. je vais prendre le beat... La maison est pas mal plus en bordel depuis votre retour de voyage, mais on a tous étés ( ou sommes encore) malades et sans vouloir t'en mettre trop sur le dos, t'es douée pour le désordre ma puce:P Ce qui est normal, je ne t'en veux pas du tout :P De plus, depuis ton retour, tu te réveilles à presque toutes les nuits... Ne sois pas traumatisée par mes propos, j'ai pas envie de me retaper des r-v psy pour toi loll

Tu as passé un beau voyage. Le lien avec ton papa semble encore plus fort et ce dernier dit avoir vécu un moment de vie très spécial avec toi. Moi, tu t'es remise à me bécotter et me coller et tu as été ravie de retrouver ta fratrie. Ton grand frère semble ton idole du moment :)

Tu as quand-même vécu une aventure spéciale dans le ciel... Ton père t'a déboité le coude! Je ne savais même pas que ça se pouvait! Juste en te prenant. Il y a eu un appel "Y a-t-il un médecin dans l'avion?" et heureusement, il y en avait un! Il t'a replacé le tout en quelques secondes et le sourire t'es revenu. Suite à cette mésaventure, plusieurs passagers ont raconté leurs anecdotes perso à ton papa. Il semblerait que plusieurs enfants se soit fait déboiter!!! Juste pour être sure, je vais t'amener chez notre ostéo. ( Si de plus elle peut te refaire dormir la nuit... )

Tu es donc à la maison, je reprends le beat tranquillement. Tu parles de plus en plus, c'est agréable de mieux communiquer. Tu peuples nos journées de "Je veux", mais tu as aussi appris - grâce à ta marraine je crois- le mot bonbon :) Tu as levé ton pantalon pour me montrer l'écorchure faite chez ta grand-mère en disant "bobo". Tu fais plein de "coucou", de "allô" et tu imites les bébés minous. Tu dis "'vélo" "cheveux" et plus encore. Et je vois que tu comprends de plus en plus nos paroles. Au dépanneur ( après avoir eu les bonbons réclâmés), quand je t'ai dis qu'on allait à la maison, tu t'es dirigée vers la porte en disant vélo et tu t'es installée dans la remorque de ma bicyclette.

Il reste quand-même des moments ereintant mais amusants pendant lesquels tu ne VEUX simplement PAS comprendre. Comme sur les bancs de centre d'achat, quand tu veux continuer à faire ton show devant les passants et que tu refuses de quitter ta scène :)

Tu commences aussi à jouer à cache-cache, ce qui peut me faire peur parfois, mais tu es tellement fière d'être demeurée bien cachée!

Je t'embrasse petite fleur. Ça m'a fait du bien de te parler. Merci d'être dans ma vie, petit soleil.

mardi 15 septembre 2009

Bon voyage de retour


Dans quelques heures, tu seras dans l'avion qui te ramènera à Montréal.
J'espère pour toi - et pour Papa!- que ce sera plus facile que pour le départ.
Fais un beau dodo dans le ciel, mage bien et ne crie pas trop quand on t'attache ;)

J'aurais voulu t'écrire mille choses ici en ton absence, mais j'ai fait pas mal de ménage, j'ai bossé - pas assez-, joué à des jeux d'ordi pour m'évader et tenté de passer plus de temps avec Frérot et Miss Loulou.

Ah et j'ai dormi aussi ;) Plus que Papa je crois ;) Faut bien des avantages à rester à la maison :P

Et là, je vais justement au lit. Avec une Miss Loulou qui a pour privilège ce soir de dormir avec maman. ( T'inquiète, fait longtemps qu'elle m'y attend, bien endormie).

J'ai hâte de te voir ma chérie. J'envoie encore une "prière" à l'Univers pour que ton avion décolle, vole et atterrisse bien. Tu sais, je ne me suis pas vraiment ennuyée de toi... J'ai pensé à toi, j'ai été heureuse de te voir sur caméra, j'ai eu parfois l'impression qu'il me manquait quelque chose au quotidien, mais je te savais entre bonnes mains. Là, tu seras encore entre bonnes mains, mais disons qu'à je ne sais plus trop combien de mètres en hauteur... Je demande une "protection " supplémentaire ;) C'est donc demain je pense, que tu me manqueras le plus. J'ai hâte de te resavoir sur terre et j'ai hâte de te faire plein de bisous... Si tu veux, of course.


Bonne nuit ( euh bon reste de nuit!) xxx

lundi 14 septembre 2009

Te voilà adaptée


À ton nouvel environnement.

Tu n'as même plus le temps de m'envoyer un bisou via caméra. Trop de choses à découvrir...

Ça prouve que tu te sens bien là-bas et que bien sur - je n'en doutais pas-, tu as un super papa qui prends bien soin de toi.

Que du positif quoi :) Même si tu me manques un peu, je suis fière de te voir explorer le monde avec assurance.

N'empêche que j'avoue, l'idée m'est venue... Si on avait été séparées pour toujours toi et moi... Tu ne t'en porterais pas vraiment plus mal... Peut-être à long terme, te demanderais-tu qui était ta mère, mais bon. Je ne me suis jamais sentie indispensable et j'avais bien raison :P En tout cas, je ne compte pas qu'on se sépare ma puce alors je ne pousse pas la réflexion ;)

Et je laisse, pour le moment, les gros câlins à papa... Qui lui, pour en avoir beaucoup, a du traverser l'océan :P

Bisous ma chérie! xxxx